Les bouquins de novembre.

Le dernier mois fut gris et s’est présenté  comme l’occasion parfaite pour s’installer  confortablement avec un livre. J’ai  lu quelques livres et je te donnes mon avis sur la chose ici, là, maintenant, tousuite, sans plus tarder.

photo : @alsyd_ sur instagram

1. Le passeur, Lois Lowry

« Jonas vit au sein d’une communauté qui ignore tout de la faim, des guerres, du chômage, de la maladie, de la peur mais aussi des couleurs, des sentiments, de la musique…un monde aseptisé où il fait bon vivre. Au court de sa cérémonie des douze-ans, il est désigné, à la surprise générale, comme le prochain Dépositaire de la mémoire. Lui seul sait comment était le monde, des générations plus tôt, et Jonas va devoir recevoir ce savoir. Ce que le Passeur va alors lui transmettre, pourrait bien bouleverser sa vie à tout jamais… »

Ce résumé est un très bon résumé. L’histoire est là et je dois avouer avoir aimé le concept, cette idée de monde réorganisé, innocent.
Ça m’a fait remettre plein de choses en question sur notre vie à nous. Et si, en réalité, nous vivions dans une communauté comme celle-là, sans le savoir ? Si, par exemple, la mort ce n’était pas la mort, et seules quelques personnes le savaient ? Oui, j’ai bien aimé cette réflexion.
Mais, il y a un mais.
Je n’ai pas aimé la façon dont c’était écrit. J’ai trouvé que c’était trop simple, seulement la description des actions, c’est tout. On parle de peur, d’amour, sans jamais décrire les sentiments. Mais peut-être est-ce un style que je n’ai pas compris.
J’ai dû lire ce roman pour un travail en classe et avec mes amis, nous avons  écouté le film inspiré du livre. C’est rare que je dis ça, mais j’ai largement préféré le film au livre : plus de détails, de revirements de situation et surtout une fin similaire mais tellement meilleure !

J’ai eu de la difficulté à « embarquer » dans le livre, je crois que le style ne me rejoignait pas vraiment, je n’ai donc pas grand chose de plus à dire !

3/5

image

2. Les carnets de Douglas, Christine Eddie

Parfois, il arrive de tomber sur un livre qui a l’air d’avoir été écrit pour nous. C’est la réflexion que j’ai eu dès les premières lignes de ce livre. La mise en page est légère, aérée, comme l’écriture. Quand je lisais cette histoire d’adolescents exilés dans la forêt, j’étais bien, tellement que j’oubliais tout, j’oubliais ou j’étais, qui j’étais, j’oubliais même que je lisais, j’étais dans le livre. Je l’ai lu en deux jours et durant ces deux jours, je ne pensais que torrent, champs, mélèzes. J’étais amoureuse, puis je faisais un deuil difficile. Si peu de page qui m’ont fait tant de bien.

Je n’ai rien à ajouter, sauf peut-être un immense merci à l’auteure.

4.5/5

image

3. Bestiaire, Éric Dupont

Ce livre est un récit autobiographique mais raconté comme n’importe quel autre roman. L’auteur présente sa vie, enfant, en Gaspésie et au bas St-Laurent (à Matane, Rivière-du-Loup et St-Ulric). J’ai beaucoup aimé le contexte qui faisait des liens avec mon cours sur l’histoire-du-Québec-et-du-Canada. Ce cours est d’ailleurs devenu beaucoup plus intéressant, grâce à Bestiaire.

J’avais bien aimé la Fiancée Américaine et j’ai bien aimé Bestiaire aussi. Ce que j’aime d’Éric Dupont, c’est que je sens que ses descriptions sont détaillées, mais pas essoufflantes. Je m’explique : il y a certains livres ou il n’y a aucune description, c’est ennuyeux, on ne sent pas bien l’ambiance, on embarque pas. Ou alors, il y a d’autres livres ou les descriptions sont longues, essoufflantes et ne mènent en réalité nulle part.
Je pense qu’Eric Dupont sait balancer le tout et tirer le meilleur de l’univers créé dans ses livres.
Si vous lisez Bestiaire, je tiens à vous dire que mon passage préféré, c’est quand les enfants dans la cour d’école font des sketch avec leurs macarons de René Lévesque et de Pierre-Elliot Trudeau. Ah et aussi quand le petit-Eric est fâché et souhaite que le bateau coule, parce qu’il ne veut pas qu’un bateau censé représenté son âme se nomme l’Ulricois ! Ça m’a tellement fait rire !

4/5
image

4. Tarmac, Nicolas Dickner
Cet été, en camping, j’ai lu Nikolski, de Nicolas Dickner et j’ai vraiment vraiment vraiment beaucoup aimé. C’est ce qui m’a poussée à lire Tarmac. Je n’ai pas été déçue.

« Pauvre Hope Randall : elle est née dans une famille où chaque membre reçoit sa propre vision de la fin du monde, accompagnée d’une date précise, différente pour chacun. De quoi alimenter plus d’un manuel d’histoire de la psychiatrie. Prévenue que l’apocalypse aurait lieu à l’été 1989, sa mère a cherché à fuir son destin en Lada, pour échouer à 1200 kilomètres de Yarmouth. Parties pour l’Ouest, mère et fille n’ont d’autre choix que d’attendre l’inévitable dans le bas du fleuve.


Entre en scène Michel Bauermann, ou Mickey, rejeton d’un clan qui produit du béton depuis plusieurs générations, passionnément irradié par les taches de rousseur et les 195 points de Q.I. de la belle. Hope trouvera un certain réconfort dans les longues soirées en sa compagnie au bunker familial, à l’abri des obsessions maternelles. Mais on ne peut rien prédire lorsqu’on est une Randall et qu’on a rendez-vous avec l’apocalypse. »

Je me réveillait, le matin, et j’avais hâte d’être dans l’autobus vers l’école pour replonger dans le « bunker », le refuge des deux personnages. Le livre m’a trimbalée entre Tokyo et Rivière-du-Loup (eh oui, encore), suivant les deux personnages , piquant ma curiosité à chaque chapitre.
J’aimais l’ambiance dans l’histoire et m’y suis vite attachée. Trop vite. La tournure m’a fait de la peine et du bien en même temps. C’est fou comme de simples feuilles de papier peuvent m’atteindre émotionnellement.

Je conseillerais ce livre là à n’importe qui !
4/5

image
Et toi, qu’as-tu lu en novembre ? Tu les connais ces livres ?

Bisoux, à la semaine prochaine !

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s